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2A à Zaide Informatique dans la presse

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Propos recueillis par Romy Berthelot
pour le N°1 de la revue « Défis Création » Octobre 2010

II s’est lancé seul en Haute-Savoie

Daniel Delevoye 2A à Zaide informatiqueCréée en juillet 2007, 2A à Zade est spécialisé dans l’assistance informatique à domicile pour les petites structures (particuliers, artisans, commerçants, PME…). Située à Annecy (74), elle propose des solutions de conseil à l’achat, fourniture du matériel, installation, formation, réparation, création de site Internet… Daniel Delevoye, exploitant indépendant, joue la carte de la polyvalence informatique pour continuer à voir son chiffre d’affaires augmenter comme cela a été le cas en 2009 (+50%) avec 45.000 euros et un bénéfice net de 13.0000 euros, malgré un contexte pas très favorable ses dernières années.

– Comment se porte le secteur du côté d’Annecy?

Fin 2009 et début 2010 ont été difficiles en raison de la crise. Le mot « crise » doit paralyser le consommateur. Le besoin est là et de plus en plus là, c’est un secteur en développement, le consommateur a besoin d’avoir un contact local et en a assez des centres d’appels qui n’apportent souvent aucune solution surtout dans le domaine d’Internet.
Comme beaucoup, j’ai ressenti une baisse d’activité évidente. Toutefois, du fait des multi-activités, j’ai pu passer cette période grâce à 2 contrats importants de formations professionnelles qui m’ont permis de passer le cap tranquillement.

– Quelle est la différence entre une intervention chez un professionnel ou un particulier?

Je compte environ 350 clients répartis pour 1/3 de professionnels. La différence entre un particulier et une TPE est très ténue : un artisan ou un petit commerçant est presque un particulier. La seule différence pour un professionnel est qu’il faut pouvoir intervenir rapidement quels que soit l’heure ou le jour de la semaine.

– Qui sont vos concurrents dans la région?

Les plus gros concurrents sont sans conteste les grandes surfaces qui proposent du matériel à prix cassé avec option de livraison et installation du matériel pour un tarif modique, voire de la formation, ainsi que les auto-entrepreneurs qui bénéficient d’allégements de charge, ce qui leur permet de casser les prix du marché.
De même, les entreprises d’aide à la personne qui peuvent faire bénéficier de 50% de réduction d’impôt à leur clients ne sont pas non plus à oublier mais cela uniquement à domicile avec interdiction de vendre du matériel ou de toucher des commissions, et ce dernier point réduit énormément leur champ d’action et doit être couplé, en plus de l’informatique, à tous les services possibles de la loi Borloo : petit bricolage, coiffure, jardinage… nécessitant un personnel nombreux et compétant. Et il y a les franchises qui passent souvent des contrats d’exclusivité avec les grandes surfaces.

– Étiez-vous bien préparé à cette concurrence lorsque vous vous êtes lancé?

Lors de mon étude de marché, j’ai écarté les grandes surfaces sinon je ne me serais jamais lancé dans l’aventure !
J’ai mis de côté la loi Borloo pas assez rentable uniquement avec des prestations informatiques. D’autant que d’autres concurrents ont la même activité que 2A à Zaide : beaucoup naissent et disparaissent aussi vite.
On ne s’improvise pas dépanneur ! J’ai plus de 30 ans d’expérience dans le domaine du service après-ventes dont l’informatique depuis 1983. C’est tous les jours une remise en question et des cas différents.

– Surtout présentes dans les grandes villes. Pourquoi vous implanter dans une région de province ?

Dans les grandes villes, on joue sur la masse de clients potentiels. Dans les villes moyennes, sur la fidélisation, le bouche-à-oreille, la récurrence et l’éventail de services. Il faut développer de la multi-compétence et dans les cas qui ne peuvent pas être résolus seuls, savoir s’entourer d’entreprises partenaires. J’ai choisi cette option, plutôt que de perdre un gros marché. Je me suis entouré de plusieurs entreprises avec lesquelles je m’associe lors de chantiers importants. Cela fonctionne très bien et tout le monde y trouve son compte.

– Quelles sont les difficultés rencontrées?

Principalement deux: des difficultés techniques (nous n’avons pas la science infuse, parfois dans certains cas, on se sent bien seul!) et les charges, surtout lors de la 3eme année, ce qui est mon cas. Beaucoup d’entreprises déposent le bilan lors de ce passage. Il faut anticiper les charges que l’on va payer l’année suivante qui sont égales à 50% du bénéfice net de l’année précédente plus un rappel.

– Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant se lancer dans le dépannage informatique ?

Ne pas avoir peur de travailler 70 heures par semaine pour l’équivalent d’un Smic, voire moins les premières années, minimiser les frais d’exploitations, bien anticiper les charges pour ne pas mettre la trésorerie en péril la 3eme année, être passionnée et curieuse, respecter son client, exercer un prix juste et bien étudié, aimer le travail bien fait et préférer la fidélisation au « bon coup ».

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Commentaires

  1. Céno  avril 17, 2011

    Chapeau, Monsieur Daniel 😉
    Enfin ! Car c’est largement mérité !
    Bonne continuation et à très bientôt

    Céno

    répondre

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