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Oric Atmos – 1984

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Oric Atmos – 1984

Sorti en 1984, l’Atmos est un Oric-1 partiellement débogué (les cartes mères sont presque identiques entre les deux machines, avec comme différence la plus visible, la mémoire morte qui porte le numéro de version 1.1).

Le boîtier a été changé, et l’ancien clavier des Oric-1 a été remplacé par un clavier semi-mécanique (les touches appuient toujours sur la même membrane que sur l’Oric-1). Les baisses de prix successives contribuent grandement à son succès en France (d’environ 1990 à 990 francs français). En 1985, l’Atmos est, par son aspect, son gabarit, son positionnement et son prix, l’un des concurrents les plus directs du Thomson MO5.

Les premières versions de l’Atmos ont été handicapées par un chargement des cassettes peu fiable. Une tentative d’amélioration du chargement (par rapport à l’Oric-1) contenait un bug en mémoire morte, qui provoquait des erreurs de chargement lors de la synchronisation du signal. Ce bug a été corrigé discrètement par la suite, sans modification du numéro de version de la ROM. Il existe donc plusieurs versions de la ROM 1.1.

Des lecteurs de disquettes concurrents seront proposés en vente, soit par Oric dont le lecteur s’appelle le microdisc (prix de vente en France : 3600 francs), soit par la société TRAN, de La Valette-du-Var, dont le modèle porte le nom de Jasmin suivi du Jasmin II qui a la particularité de pouvoir accéder aux deux faces d’une disquette sans la retourner ; ces disquettes sont au format 3″ comme celles des lecteurs Amstrad (lecteur DD1 connectable à l’Amstrad CPC 464, lecteur intégré au CPC 664 et au CPC 6128).

Oric 1
Le 1er juin 1985 Eurêka (société française) rachète Oric, garde le nom Oric International. Le successeur prévu par les Anglais pour l’Atmos était le Stratos. À la suite du rachat par les Français, le successeur de l’Atmos sort sous le nom de Telestrat. Il s’agit en fait d’un Atmos doté d’un modem V23 permettant de créer à partir d’un simple prise téléphonique un serveur Minitel RTC. On retrouve d’ailleurs à l’époque (vers 1986) des fonctions comparables sur les Thomson TO9+ et Exelvision Exeltel, eux aussi dotés d’un modem visant à créer un serveur Minitel monovoie via le réseau téléphonique commuté (RTC). Le parc d’Atmos en France aurait atteint 120 000 unités, ce qui constitue un beau succès. Par contre, la diffusion du Telestrat est restée confidentielle (2 000 unités vendues ?), ce qui en fait une machine aujourd’hui très recherchée par les collectionneurs et dont le prix atteint un niveau déraisonnable sur les sites d’enchères. Parmi les versions rares de l’Atmos, citons le Nova 64, version yougoslave de l’Atmos. Quant à l’Adresstel, c’est un Telestrat livré dans un boîtier métallique avec deux lecteurs 3 pouces et une cartouche Adesstel soudée, le rôle de l’Adresstel étant l’automatisation de la récupération d’adresses depuis l’annuaire électronique par Minitel (numéro d’appel 11, puis 3611).

Enfin, en janvier 1986, la firme allemande MSE de Düsseldorf propose un lecteur de disquette 5¼ » pour cette machine. TRAN, pour sa part, annonce une carte destinée à rendre l’Oric, équipé du lecteur Jasmin, 100 % compatible avec l’IBM PC. Voilà qui, commente le magazine Théoric non sans malice, « va donner un nouveau souffle à l’Atmos ».

Oric Téléstrat
Malgré toute la bonne volonté de la société Eurêka, Oric s’éteindra quelques mois plus tard. Le Téléstrat arrive trop tard. Toujours basé sur un 6502 (microprocesseur 8 bits), il est dès sa sortie concurrencé par les ordinateurs 16 bits comme l’Amiga de Commodore et l’Atari ST. Sa seule valeur ajoutée par rapport à un Oric Atmos résidait dans un Basic étendu, des connecteurs plus importants (prises joystick ou souris) et une prédisposition à la télématique. La prise MIDI que les musiciens attendaient n’était en fait pas fonctionnelle. Les Atari eux offraient cette possibilité en standard.

Eurêka jette l’éponge en 1988 faute d’argent.

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